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Allemagne, Darmstadt, Darmstädter Ferienkurse
Ensemble Nikel.
Œuvre composée pour l'Ensemble Nikel, en accompagnement du court-métrage Dream Work de Peter Tscherkassky.
Dans sa pièce, Simon Løffler souligne certains éléments du film : « On voit à plusieurs reprises dans le film une espèce d’aiguille qui tourne sans arrêt, un peu comme la bobine qui se déroule devant la lentille. De la même manière, j’ai construit une sorte de machine qui peut tourner extrêmement vite. Cette machine est comme un cinquième musicien extrêmement primitif (mais qui serait contrôlé par les quatre musiciens de l’Ensemble Nikel), lequel nous renvoie à l’abstraction croissante à l’œuvre dans le film de Tscherkassky, qui prend ses distances vis-à-vis du contenu dramatique originel pour nous laisser voir la mécanique du film analogique dans toute sa nudité et son âpreté. »
Løffler se saisit également des mains des personnages de Dream Work pour en faire des instruments. « Dans ce film, explique-t-il, les personnages font de nombreuses choses avec leurs mains et leurs doigts, comme se caresser, et j’ai donc fabriqué un dispositif de doigt, qui rallonge les majeurs des musiciens de 50 cm. Ils utilisent ce doigt cauchemardesque pour jouer avec différentes parties de leurs corps, en synchronisation avec la narration filmique. »
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